La forêt de Tronçais

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La forêt de Tronçais, l’une des plus remarquable chênaie d’Europe, déploie ses 10 600 hectares sur les communes de Cérilly, Couleuvre, Valigny, Isle et Bardais, Saint Bonnet de Tronçais, Braize, Urcay, Vitray, Meaulne et Le Brethon.


Rattachée à la couronne du connétable de Bourbon, elle fut remise en état par Colbert qui la dota de carrefours en étoile, appelés « ronds » après l’avoir réensemencée de chênes destinés à la marine royale. L’exploitation de la futaie se fait avec une « révolution », c’est-à-dire le temps écoulé entre la naissance de l’arbre et son abattage, de 200 à 300 ans, 250 ans en moyenne.


Les chênes de Tronçais, qui représentent 80% de la production de bois, sont réputés, en particulier pour la fabrication de tonneaux destinés au Cognac et aux grands vins, notamment de Bordeaux.  Il est obtenu en fendant le tronc dans le sens du bois ceci pour avoir une bonne étanchéité. Les planches obtenues portent le nom particulier de « merrain ».


Plusieurs étangs importants situés dans la forêt, lui procurent un puissant attrait. L’étang de Saint Bonnet de Tronçais, le plus ancien, a une superficie de 45 hectares, l’étang de Pirot, le plus grand, couvre une superficie de 78 hectares, l’étang de Saloup, le plus sauvage, s’étend sur 13 hectares, l’étang de Morat, le plus calme, se contente de 12 hectares et enfin l’étang de Tronçais, très apprécié, a une superficie de 18 hectares.


Dans les sous-bois mystérieux, l’eau est partout présente. On n’y compte pas moins de 40 fontaines ou sources, auréolées de légendes.

De nombreuses croix ont été érigées dans cette forêt en souvenir notamment d’un événement pieux, d’un accident tragique ou de légendes qui remontent à la conquête romaine et la résistance gauloise.


La star de Tronçais est incontestablement le cerf, mais on y trouve également le chevreuil, le sanglier, plusieurs mustélidés, plusieurs espèces différentes de chauve-souris, le chat sauvage, des oiseaux remarquables dont l’aigle botté. Rappelons qu’au début du siècle, l’administration des Eaux et Forêts réintroduisit le cerf dans le massif, d’où il avait pratiquement disparu.  Cette diversité attire évidemment beaucoup de monde.

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