Église XIIème siècle

 


 

L'église St Julien du XIIéme siécle de style roman est classée aux Monuments Historiques depuis 1915. Elle comporte une nef de quatre travées flanquées de bas-côtés, un transept saillant sur lequel ouvrent des chapelles rectangulaires et enfin un choeur profond remanié à l'époque gothique qui se termine par un chevet plat. Une chapelle gothique est ajoutée au XVe siècle sur le côté sud de l'église, sa porte de style flamboyant est surmontée d'un arc en accolade et flanquée de pinacles.

 

A l’intérieur, une statue de saint Roch en pèlerin, atteste de l’importance de la localité sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. A noter également la présence d’une dalle funéraire au nom de Jean de Villars.
 
 


 
 
A gauche de cette église, l'ancien portail du prieuré. En haut des marches d'entrée, en portail "pur roman" "sans tympan" orné de trois colonettes couronnées "de trois voussures toriques". Admirons, au-dessus, l'ensemble harmonieux des modillons, imitant un peu les "symboles" et les gargouilles de nos grandes cathédrales. Et, en faisant le tour extérieur de l'église et en levant les yeux, nous ne saurions pas nous amuser à compter et à chercher le "symbolisme naïf" de tous les modillons qui font comme un décor de dentelle "en pierres" sous la toiture.
 Sous cette arcade romane qui soutient la tribune. Contemplons l'ensemble harmonieux et sobre de l'architecture. C'est peut-être pour certains, une invitation au recueillement.  Au fond du choeur, voyons l'élan, "l'envol des piliers" massifs, appuyés de trois demies colonnes supportant les voussures et la voûte. Pourquoi ce faux aplomb ? Il est impressionnant. Il est "commun" à toutes les églises du Moyen Age pour soutenir les étroits bas côtés (petites nefs) avec lesquels ils supportent l'ensemble de la voûte, énorme, épaisse et très lourde.


 


 
 
L'ensemble de la nef et le transept sont du XIIe siècle.
 Dans cette dernière travée du choeur, terminé par un chevet plat, nous sommes au XIIIe siècle, comme en témoignent cette clef de voûte et les "sept baies" plus longues, plus hautes que celles des bas côtés, et terminées par un arc brisé.
 Des alvéoles ménagées dans le mur, des "niches" comme on dit dont la plus curieuse voisine avec la porte, massive et majestueuse qui mène à la Chapelle. Elles sont de la même époque que l'ensemble de l'édifice. Servaient-elles aux objets des cultes, aux offrandes qu'on apportait à la Messe ? C'est possible. Servaient-elles occasionellement de reposoir pour la vénération des hosties consacrées ?  Les archives sont muettes sur leur emploi.




 
 
La Chapelle, employée longtemps comme sacristie. Etait-elle chapelle seigneurial ? C'est très possible. Aujourd'hui, elle est l'église des petites assemblées ou communautés. Avec ces baies flamboyantes gothiques : elles éclairent l'ensemble et ces murs de pierres apparentes proprement décapées ; cette voûte "dentelée", comme un énorme fleuron de pierres autour d'un écu.

              
  

                                        

                                           

                 

                                     Hier...                                                         Aujourd'hui...